06.05.2007
La Mouette, mise en scène par Anne Bourgeois, au Théâtre 14 Jean-Marie Serreau à Paris, du 29 mai au 14 juillet 2007
Cette pièce sera à l’affiche du Théâtre 14 Jean-Marie Serreau à Paris, du 29 mai au 14 juillet 2007, dans une mise en scène de Anne Bourgeois, avec les acteurs des Compagnies Panache et du Théâtre du Monde (20, avenue Marc Sangnier, 75014 Paris, Location : 01 45 45 49 77, télécopie : 01 40 44 52 01, courriel ).
J'avais admiré cette mise en scène dans la cour des Grandes Ecuries de Versailles, le dimanche 26 juin 2005, dans le cadre du mois Molière, alors que le soleil descendait sur l’horizon…, avant qu'elle soit présentée au Festival OFF d'Avignon, du 8 au 30 juillet 2005.
Le jeu d'Antonia MALINOVA – Arkadina, d’Ariane ZANTAIN - Nina, et Domitille BIORET - Macha, qui jouent les trois principaux rôles féminins, est tout particulièrement remarquable, comme celui des autres acteurs. Des musiques russes à la guitare, très mélancoliques, chantées par Oleg PONOMARENKO, rythment cette pièce de près de trois heures. Les réflexions philosophiques et métaphysiques de ce texte tourmenté de TCHEKHOV rédigé en 1896, s'égrenaient ainsi avec une résonance si profonde.
BE
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La Mouette, de Árpád Schilling, à la Comédie de Valence, du 10 au 12 mai 2007
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La mouette (Siraj), , mise en scène par Árpád Schilling, est jouée par la compagnie Krétakor de Budapest, en hongrois avec traduction simultanée, avec Irina Nikolaevna Arkadina, une actrice, Eszter Csákányi; Pjotr Nikolaevitch Sorin, son frère, József Gyabronka; Konstantin Gavrilovitch Treplev, son fils, Zsolt Nagy; Nina Saretchnaya, une jeune fille, Annamária Láng; Boris Trigorin, un écrivain, Tilo Werner; Evgeni Sergeevitch Dorn, un médecin, Sándor Terhes; Shamraev, un propriétaire, Péter Scherer; Polina Andreevna, sa seconde femme, Borbála Péterfy; Masha, sa fille, Lilla Sárosdi; Medvedenko, un professeur, László Katona.
Né à Ceglèd en 1974, Arpád Schilling a commencé le théâtre à dix-sept ans, il a très vite abandonné le jeu pour la mise en scène. Après avoir commencé une formation à l'Ecole supérieure des arts dramatiques de Budapest, il fonde Krétakör en 1995. Durant ses études, il continue à travailler avec sa compagnie et signe les mises en scène d'Ennemi Public d'István Tasnádi en 1999, La Maison de Bernarda Alba de Lorca en 2000. Il monte également Platonov de Tchekhov avec les élèves du Théâtre National de Strasbourg. Le plus important spectacle de Krékatör à cette période est Baal de Brecht (1998), cette création l'a fait découvrir internationalement. En 2000 à la fin de ses études, Arpád Schilling et Maté Gáspár établissent Krékatör comme compagnie permanente avec une équipe d'acteurs et de techniciens, ils produisent deux à trois spectacles par an. Après Nexxt Megszállottak (Fanatiques !) d'après Miller, Liliom de Molnár et Léonce et Léna de Büchner, il monte W.-le cirque des travailleurs d'après Woyzeck. Tous ces spectacles ont été joués à la MC93. En septembre 2002 à la MC93, il crée Hazám, Hazám (Pays, mon cher pays) qui s'inspire de La Mort de Danton. En décembre 2002, il met en scène La Nuit de Walpurgis avec les comédiens de la Schaubühne et Richard III de Shakespeare au Piccolo de Milan. En octobre 2003, il crée à Budapest La Mouette de Tchekhov, qui reçoit de nombreux prix et qui est jouée dans de nombreux pays européens. En 2004, il crée Le Misanthrope de Molière et la création collective Blackland, présentée à la MC93 en avril 2005. En 2005, il dirige un stage sur Hamlet de Shakespeare au Burgtheater de Vienne et monte Phèdre texte écrit par István Tasnádi, produite et jouée au Salzburger Festwochen puis à Zürich, Stuttgart, Berlin et Budapest. Il a réalisé trois films Nexxt (2001), Sans commentaire (2003) et Au-delà de la frontière présenté au Festival de Venise. Il a reçu de nombreux prix pour ses créations et notamment le prestigieux Prix Stanislawski à Moscou en décembre 2005
Il y a dix ans, Arpád Schilling a réuni quelques personnes et, par un travail d'équipe intensif, a mis en scène le roman de Jean Cocteau, Les enfants terribles. Ce travail, dont le résultat fut le spectacle intitulé Le Grand jeu est considéré comme le départ de Krétakör. Krétakör signifie "le cercle de craie" en référence à la pièce de Brecht. Mais ce nom est surtout choisi pour les symboles qu'il représente. "Le cercle trace un cadre à l"intérieur duquel les gens se rassemblent. La craie évoque le caractère éphémère et éternel du théâtre. Un cercle dessiné avec de la craie peut être très facilement effacé. Mais il peut toujours être retracé ailleurs." Krétakör a conservé jusqu'à ce jour cette mobilité de la pensée et de la forme, même s'il est devenu une compagnie permanente disposant d'un répertoire de plus en plus large. Fruit de dix ans de travail, cette troupe jadis dite "alternative", composée au départ d'une poignée d'acteurs débutants, a réussi aujourd'hui à se hisser au premier rang de la scène théâtrale européenne. Récompensée en 2004 par les prix hongrois les plus prestigieux, la compagnie est devenue au cours de ces dernières années le premier représentant à l'étranger de l'art dramatique hongrois.
Cette représentation a été saluée par la critique lors de sa programmation en janvier 2006 à la salle de répétition de la MC 93 de Bobigny, dans le cadre de la 3ème édition du Festival Le Standard Idéal : «La Mouette fait feu sans artifice",de René SOLIS, dans le journal Libération du 23 janvier 2006.
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11.02.2007
Trop de fantasme dans la mise en scène de Philippe Adrien
Les Echos du 10 novembre 2006, dans une mise en scène de Philippe Adrien, avec Julie Biereye, Pascal Rénéric, Georges Bigot, La Tempête, Cartoucherie de Vincennes, jusqu'au 21 décembre 2006, texte français de Philippe Adrien et Vladimir Ant aux Editions de l'Arche;
Philippe Adrien est l'un de nos metteurs en scène qui savent changer l'angle, le regard, le point de vue, et ne pas trahir l'oeuvre qu'ils montent d'une manière insolite. Son sérieux se double d'un côté sale gosse qui ravit. Mais, avec « La Mouette », de Tchekhov, ses facéties nous convainquent peu. Tout commence bien dans le profond décor d'Yves Collet. Les personnages sont transposés aujourd'hui et tout est joué de façon aiguë. L'incompréhension entre la grande vedette du théâtre moscovite, Nina, et son entourage est le moteur de la représentation, où tout s'exacerbe avec justesse dans l'incompréhension. Les êtres humains se côtoient au lieu de se rencontrer. A ce moment-là, la mise en scène et les interprètes, notamment Julie Biereye (la Mouette), Pascal Rénéric (le jeune écrivain humilié), Georges Bigot (l'ancien grand acteur du Soleil d'Ariane Mnouchkine, revenu à la Cartoucherie, dans le théâtre d'en face, pour jouer l'écrivain Trigorine d'une façon très noire), trouvent un style assez neuf qui tourne le dos à l'habituelle mélopée slave.
Onirisme téléphoné
Las ! La seconde partie devient fantasmatique. La très amusante Julie Biereye, qui joue les stars pulpeuses à l'italienne, monte sur la table. Et le spectacle bascule dans un onirisme téléphoné...
G. C.
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